Auteur : Stivell, Alan
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Alan Stivell, né Alan Cochevelou le à Riom, est un auteur-compositeur-interprète et musicien breton de citoyenneté française qui milite pour la reconnaissance culturelle, linguistique et politique de la Bretagne. Chanteur, il est aussi multi-instrumentiste : bombarde, cornemuse écossaise, flûte irlandaise, synthétiseurs et surtout harpe celtique.

Avec le travail de son père Georges Cochevelou, tous deux font renaître, dès les années 1950, la harpe celtique de Bretagne. À partir de 1966, il est le premier chanteur breton professionnel utilisant principalement la langue bretonne (brezhoneg). Héritier du premier renouveau musical breton avec la création des bagadoù, inspiré par le folk-song et le rock anglo-saxons, il nourrit le mouvement folk des années 1960. Sa personnalité et son travail ont joué un rôle majeur dans la popularisation de la musique celtique en Bretagne et dans le monde : il est en grande partie à l'origine de ce mouvement de renouveau des années 1970, notamment grâce à l'électrification de cette musique et par sa conceptualisation.

Alan Stivell révolutionne la musique bretonne, en incorporant principalement des influences gaéliques et anglo-saxonnes, conjointement à celles de la musique classique et d’autres continents, apportant toutes les innovations techniques de la fin du XXe siècle. Il est le premier à l’électrifier et à la baigner dans la sono mondiale, sur les plans technologiques et musicaux, dans un éclectisme absolu (passant non seulement par le rock, mais aussi par des touches electro et hip-hop notamment). À la suite de son père, il élabore des prototypes de harpes électriques.

Il popularise la Bretagne et sa musique par son travail artistique, mais aussi par celui de la communication et, bien sûr, les grandes tournées internationales. Avec aussi l’effet boule de neige suscité par ses multiples émules, après avoir influencé le sursaut que connaît la langue bretonne et la fierté du peuple breton. Il ouvre la voie à d'autres groupes ou artistes, suscite des vocations chez les jeunes, les luthiers, les enseignants et devient un modèle pour d'autres cultures. Il interprète majoritairement des paroles en breton, mais aussi dans d'autres langues celtiques (écossais, irlandais, gallois, cornique), français, anglais et, plus accessoirement, galicien, occitan, catalan, algonquin, quechua, japonais.

Son œuvre musicale s'enrichit d’un combat pour la reconnaissance de la culture bretonne et celtique et transmet des messages humanistes de fraternité au-delà des frontières. Cet esprit d'ouverture se traduit dès ses débuts par des métissages culturels et des fusions musicales, ce qui en fait l'un des précurseurs de la world music, qu'il définit clairement sur son premier album Reflets. Cette quête d'une « musique globale », dans l'espace et le temps, renforce le panceltisme et recentre la Celtie.